Encore une nouvelle idée pour le blog! Tous les mois, je vous retranscrirai les articles du magazine "Maillot Vert" parlant de Loïc. Par contre, si vous prenez les articles pour les mettre sur votre blog, mettez un lien, car cela me prend du temps de tout recopier!
Merci...
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Maillot Vert n°25, Août 2007
*Autour d'un vert*
Les confidences de Loïc Perrin
Donnant des réponses à la fois simples et réfléchies, Loïc Perrin, à l'occasion du septième "Face aux lecteurs" de "Maillot Vert", a convaincu son auditoire. Le capitaine des verts prend petit à petit ses marques dans un costume à sa mesure.
Aurélie : Comment te sens-tu en ce moment, à la fois personellement, professionellement, physiquement?
Loïc : "Le début de saison n'est jamais une période très facile. Nous avons beaucoup travaillé. En plus, la chaleur commence à arriver... Mais je pense qu'il faut passer par là pour être en forme le 4 août. Personnellement, hier ça n'allait pas à cause du contre-coup du travail effectué la veille, aujourd'hui, ça va (rire)."
Mélanie : Sur le terrain, quel est selon toi le plus important, le physique ou le mental?
"Le mental, pour un footballeur, est essentiel. Etre bien dans sa tête, se remettre en question, que ce soit après un bon ou apèrs un mauvais résultat."
Alexandra : Quels sont les objectifs du club pour la saison à venir, et quels sont les tiens?
"L'objectif est de faire mieux que l'année dernière. Nous ne somes pas passés à grand-chose de l'Europe. Cela s'est joué à rien puisqu'à la trêve, nous étions encore dans le coup. Le groupe compte pas mal de nouveaux, il faut apprendre à se connaître, puis aller le plus haut possible. Essayer d'accrocher quelque chose!"
Julien : Ne penses-tu pas que, pour gagner un trophée que le peuple vert attend depuis 25 ans et accéer directement à une Coupe d'Europe, il faudrait jouer la Coupe de la Lige à fond, sachant que c'est le chemin le plus court pour accder au moins à la Coupe de l'UEFA?
"Bien sûr, ais on joue les coupes à fond de toute façon, par pour les perdres (rires) ! Récemment, nous n'avons pas eu de réussite dans ces compétitions. Nous passons rarement le premier tour. Cela dit,la saison passée, nous avons été éliminés pa les deux futurs vainqueurs, Bordeaux et Sochaux. J'espère que cette année, cela va payer. C'est beau, surtout entre nous, les joueurs, de remporter un titre. Chaque fois que l'on joue un match, c'est pour le gagner. En plus, les coupes permettent de faire vivre le groupe, de faire tourner, de faire jouer tout le monde."
"Essayer d'accrocher quelque chose !"
Julien : Comment s'est déroulé ce premier mois de préparation avec L. Roussey et son nouveau staff?
"Nous connaissions déjà L. Roussey. Mais, comme il nous l'a dit le premier jour, nous le connaissions en tant que secon ; cela va changer un peu. Pour l'instant, tout se passe bien. Les choses se mettent en place. Nous avons surtout travaillé physiquement , avec le préparateur Thierry Cotte, que nous connaissions aussi. Je crois qu'il est satisfait. Maintenant, à nous de bien travailler sur le terrain pour être prêts en ce mois d'août."
Aurélie : Quels rapports as-tu avec le coach?
"Cela va être un peu particulier, puisque, comme il me l'a indiqué en début de saison, je serai le capitaine. J'avais de très bons rapports avec lui l'année dernière mais nous allons nous parler un peu plus."
Pauline : Quelles différences y a-t-il avec l'ère Hasek?
"C'est encore difficile à dire car ce n'est que le début de saison.Nous verrons une fois le championnat comméencé. Chaque entraineur fait ses choix. Je ne sais pas encore quelle tactique nous allons adopter, mais ce sera sûremnt un peu différent. Nous allons le découvrir petit à petit."
Aurélie : Penes-tu que l'équipe soit parvenue à un tournant, avec les départs de Julien Sablé, d'Hérita Ilunga, de Vincent Hognon?
"De la remontée en première division ne restent que Jérémie et moi. Nous allons reconstruire quelque chose avec l'équipe qui est désormais la nôtre. Toutes les recrues ont des ambitions. J'espère que cela va bien se passer."
Alexandra : Que penses-tu du recrutement en cette intersaison?
"Nous avons recruté jeune, afin de miser sur plusieurs années. C'est bien. Il faut que le ciment du groupe prenne, car nous ne nous connaissons pas encore tout à fait."
Aurélie : Les recrues s'intègrent-elles rapidement?
"Oui, oui, d'autant que pas mal se connaissent déjà entre eux. Il n'y a pas de souci de ce côté-là ! Et c'est important, puisque nous sommes tous les jours ensemble. C'est vrai que, lorsque l'on est jeune, c'est bien d'être encadré. Moi, c'est surtout Jérémie Janot qui m'avait encadré. C'est important de se sentir aimé par les autres et d'être à l'aie... Moi, je n'encadre pas de jeune parce qu'ils ont presque le même âge que moi (rires) !"
Aurélie : Pourquoi les entraineurs de l'ASSE se succèdent-ils aussi rapidement alors que les présidents parlenet de stabilité?
"(Sourire) Lorsque nous sommes montés en première division, le but du club était de se stabiliser à ce niveau. Peut-être que changer d'entraineur n'aide pas, mais nous sommes toujours là, c'est le principal. Maintenant, pour notre quatrième année en Ligue 1, il va falloir avoir un peu plus d'ambition"
Julien : Quelle était l'ambiance dans le groupe à la fin de la saison?
"Je ne sais pas si c'était le cas pour tout le monde, mais pour moi cela se passait bien. L'ambianc était un peu plus difficile car nous avons vécu une deuxième partie de saison délicate.C'est dommage, mais quand on commence à perdre quelques matches à domicile, la confianc s'effrite. J'espère que cela pourra nous servir cette année. Par ailleurs on m'a souvent posé la question des conséquences du départ de Fred Piquionne; c'est vrai qu'il avait un jeu pour cette équipe et que nous avons perdu un très bon joueur mais Bafé a pris le relais et a inscrit dix but... Est-ce le départ de Piq qui a pesé? C'est difficile à dire. Est-ce une coïncidence, ou peut-être un manque de chance? Je ne sais pas. Il y a, aussi, beaucoup de journalistes autour de ce club.Il faut apprendre à gérer tout cela."
Ludovic : As-tu eu des contacts et des propositions durant l'intersaison?
"Non, pas directement. Et de toute façon, je n'avais pas envie de partir, donc je n'ai pas cherché à savoir. On ne sait pas de quoi sera fait le futur, mais avec toute ma famille et tous mes amis ici, cela me ferait bizarre de partir! Pour l'instant, je me consacre à fond à Saint-Etienne parce que je suis très bien ici."
Pauline : Quel regard portes-tu sur les premiers matchs amicaux?
"Pour l'instant, nous n'avons pas perdu ni encaissé de buts (NDLR : l'interview a été réalisée le 19 juillet) : c'est bon pour la confiance. Au Chambon-sur-Lignon, les conditions étaient difficiles (NDLR : une pluie battante), nous avons eu du mal à terminer nos actions mais avons produit de bonnes choses malgré la fatigue physique. Les matches amicaux servent à régler les automatismes et à prendre confiance en soi. Mais ils ne sont pas la vérité. L'important, c'est la compétition qui commence le 4 août. L'entrainement est bien beau, mais les matches nécessitent des repères."
Ludovic : Ton ascension est fulgurante : tu intègres la CFA à 18 ans, puis le groupe pro un mois plus tard, tu joues ton premier match avec les pros le 15 août 2003 et, en décembre 2004 tu signes ton premier contrat. En 2007, on te confie le brassard de capitaine. Que ressens-tu, et comment expliques-tu cette ascension?
"Je ne me prends pas la tête avec tout cela. L'important, c'est de travailler en voulant toujours progresser. Je sens que je ne suis pas encore à mon maximum. Ce parcours, tant mieux pour moi, mais je sais que, dans la carrière d'un footballeur, cela peut aller très vite dans les deux sens, comme l'an dernier avec ma blessure. Là, tout sarrête d'un coup. Je pense qu'il faut vivre au jour le jour, avec ambition."
Pauline : Quel a été ton premier sentiment lorsque tu as appris que tu porterais le brassard de capitaine?
"J'ai fait "Houlà!" (rire). Ca m'a fait à la fois bizare et plaisir. Le coach me témoigne sa confiance ; je m'y fais petit à petit. Pour l'instant, cela se passe bien. Le principal est que le staff et mes coéquipiers soient contents de moi."
Pauline : Tu seras surement le plus jeune capitaine de L1, à bientôt 22 ans. Qu'est-ce que cela t'inspire.
"Le coach m'a expliqué ceci : l'équipe renferme des leaders naturels, qui parlent beaucoup ; moi, je suis davantage là pour faire le lien entre les joueurs et le staff. Je ne vais pas être un capitaine comme Julien (Sablé), qui parlait énormément. Ce n'est pas mon style, et je ne vais pas changer à cette occasion. Mais je pense que c'est bon pour moi, cela va peut-être me permettre de prendre un peu plus d'assurance. Ce n'est pas plus mal"
"Toutes les recrues ont des ambitions"
Aurélie : Comment te sens-tu dans ce rôle?
"Cela se passe bien, et Jérémie (Janot) m'aide beaucoup. Je me tourne vers lui si j'ai un soucis."
Pauline : Penses-tu avoir franchi un palier depuis deux saison?
"J'ai senti que j'avais franchi un palier avant ma blessure. Depuis mon retour, je sens que je peux faire beaucoup mieux. A moi de travailler pour revenir au meilleur niveau."
Ludovic : As-tu retiré des éléments positifs de ta longue blessure l'année dernière?
"Huit mois, c'est beaucoup. J'espère que cela va me servir pour la suite, surtout au plan mental, parce que ce n'est pas une période facile. Et encore, j'ai eu de la chance, avec la famille, les amis, la copine proches de moi, ainsi qu'Hubert (Largeron) , le kiné, qui s'est occupé de moi pendant six mois."
Aurélie : Quels sont les points que tu dois encore travailler?
"On peut toujours travailler, aussi bien tactiquement que techniquement. Il faut être à l'écoute de ce que l'on nous dit. Laurent Roussey insiste sur le jeu vers l'avant : c'est crucial au milieu de terrain car le ballon passe souvent par nous."
Alexandra : Depuis que tu es devenu titulaire, quel match, ou quel événement, t'a-t-il le plus marqué?
"C'est mon premier but à Geoffroy Guichard, contre le Mans. C'était un moment fantastique, avec toute ma famille dans les tribunes. En plus, nous avions gagné le match, comme lors de mon retour de blessure la saison dernière contre Troyes."
Pauline : Crois-tu à l'Europe cette saison?
"Oui, il faut y penser, puisque cela s'est joué à pas grand-chose l'an dernier. Cela était très serré. Comme le disait Ivan Hasek, à part Lyon, il n'y avait pas grande différence entre toutes les équipes. Nous avons loupé quelque chose de beau, j'espère que nous allon nous rattraper cette année. Il faut y croire."
Mélanie : Passant la plupart de mon temps en Belgique, je m'intéresse aussi à la première division belge. Si tu la suis aussi, tu dois savoir que le niveau y est moins bon qu'en France, mais avec plus de supsense pour la première place. Pour un footballeur comme toi, est-il préférable de jouer à un niveau plus ou moins bon et de se battre jusqu'à la dernière journée pour le titre, ou jouer à un très bon niveau, mais souvent pour la deuxième ou troisième place?
"C'est vrai que ces dernières années, le championnat était plié, ou presque , à la trêve. Mais je pense que nous évoluons dans un championnat assez relevé, l'un des grands championnat européens. Le championnat français est bon et intéressant à jouer, malgré l'écart entre Lyon et les autres équipes. Cela ne va pas durer éternellement, cela va finir par se resserer."
Ludovic: T'inspires-tu de quelqu'un dans le football?
"Non, pas spécialement. Je regarde un peu les joueurs qui évoluent à mon poste, mais sans plus. Je me concentre sur moi, c'est le principal. Cela dit, j'aime bien regarder un grand match à la télévision. Je suis de la période Zidane, et, même si c'est une réponse un peu banale, je pense qu'il a fait rêver tout le monde. A l'AS Saint-Etienne, quant j'étais jeune, il y avait Lubomir Moravcik."
Alexandra : Avec quel coéquipier t'entends-tu le mieux?
"J'aime beaucoup Jérémie Janot. C'est lui qui m'a pris sous son aile lorsque je suis monté dans le gorupe pro. C'est quelqu'un de très posé, même s'il paraît un peu fou (sourire). Il a un gros coeur. (Silence) Je m'entends bien avec lui. Cela fait un petit moment que nous nous connaissons. J'essaie de communiquer avec Freddy Guarin... même si ce n'est pas facile (rire) ! Je lui ai dit d'apprendre le français. Il prend des cours, mais il a un peu de mal (rire) ."
"Toujours vouloir progresser"
Mélanie : Et en dehors de tes coéquipiers, avec qui t'entends-tu le mieux?
"Mon meilleur ami, Olivier Courand, joue à Andrézieux. Je vais le voir cet après-midi. Nous passons beaucoup de temps ensemble. Il est parti de l'AS Saint-Etienne à la fin de la première saison d'Elie Baup. A Andrézieux, je connais tout le monde (sourire)."
Julien : Si tu devais quitter Saint-Etienne un jour, dans quel club aimerais-tu évoluer?
"Andrézieux (il éclate de rire) ! Je ne sais pas, c'est difficile à dire. C'est vrai qu'il y a des clubs qui font rêver, mais il y a du boulot. De toute façon, pour l'instant, je ne me vois pas du tout dans un autre club."
Julien : Quel est le championnat qui t'attire le plus?
"La Premier League anglaise."
Mélanie : Penses-tu qu'il soit possible d'avoir un comportement différent sur et en dehors du terrain?
"Oui, parce que je connais des joueurs qui ont une mentalité totalement différente sur et en dehors du terrain. En dehors, ce sont des crèmes, alors que sur le terrain... Je ne veux pas dire de vilain mot... Non, je vais dire des gros mots (rire) ! La compétition, c'est vrai, transforme les gens."
Ludovic : Quels conseils donnerais-tu à un jeune qui, aujourd'hui, voudrait trouver sa voie dans le football?
"Quand on commence le foot, c'est avant tout pour se faire plaisir. Après, il faut écouter les consignes, quel que soit le niveau. Savoir prendre sa chance, mais sans s'enflammer. Ce n'est pas facile."
Ludovic : En dehors du football, aimes-tu un autre sport?
"J'aime bien le tennis. J'y ai joué pendant les vacances. Je regarde un peu tous les sports à la télévision."
Aurélie : Si l'on te propose de pratiquer le tir à l'arc, es-tu partant?
"Oui ! Ca ne me dérange pas de découvrir de nouveaux sports."
Mélanie : En dehors du sport, quels sont tes autres centres d'intérêt?
"Je suis allé voir "Le contrat" au cinéma lundi soir. J'aime bien le shopping aussi. Je vais emménager, il faut tout acheter... J'en ai faits, des magasins!"
Mélanie : Qu'aimais-tu le plus et le moins comme matière à l'école?
"Les matières littéraires comme l'anglais et le français n'étaient pas vraiment ma tasse de thé. J'étais plus scientifique. J'aimais bien la physique. Mais il ne faut plus me demander de faire un exercice."
Ludovic : Si je t'invite au resto, tu préfères manger des pâtes, une pizza ou du foie gras?
"Foie gras! J'aime bien manger (sourire). C'est moi qui choisis le resto (sourire) ? C'est vrai, j'aime bien profiter des bonnes choses. J'ai de bonnes adresse à Saint-Etienne! Mais bon, je vais aussi manger des pizzas de temps en temps. Quant aux pâtes, nous en mangeons souvent, mais j'aime bien cela, alors ça va."
Mélanie : Quelles sont, selon toi, tes défauts et qualités d'homme?
"Je suis susceptible et généreux. Enfin, je dois avoir d'autres défauts (rire) !"
Mélanie : Accordes-tu de l'importance au regard que les autres portent sur toi, et donc à leur jugement?
"Oui, je pense que c'est bien de se faire respecter. C'est plus sympa, pour autant, de passer pour quelqu'un de gentil que pour quelqu'un de détestable... J'attache de l'importance à la façon dont me perçoit ma famille. Les gens extérieurs ont leur propre opinion de tout façon."
Propos recueillis par David Lortholary
*Perrin prend la pôle...*
Désigné capitaine sur le terrain, le milieu de terrain stéphanois est le chouchou des supporters stéphanois. Il arrive en tête au hit-parade des flocages de maillots devant Dimitri Payet et Fredy Guarin.
Je trouve que c'est chouette pour lui, mais dommage que les gens ne floquent son nom qu'une fois qu'il est capitaine... Enfin bon, les vrais de vrais supporters ont déjà son nom sur le dos depuis quelques saisons!!